Cinquantenaire de l’ALGERIE: Une indépendance méritée

 

Hier jeudi 5 juillet, l’Algérie fêtait ses cinquante ans d’indépendance. Les détracteurs de Abdelaziz Bouteflika ont trouvé à redire sur les moyens déployés pour célébrer cette fête nationale. Beaucoup soutiennent que le pays a bien d’autres priorités que de fanfaronner. Ce faisant, ils ont leurs raisons. Mais, toutes proportions gardées, on peut dire que le jeu en valait la chandelle. Au fait, l’Algérie avait au moins deux bonnes raisons de jubiler. La première raison est que cette indépendance ne lui a pas été offerte sur un plateau d’argent. L’histoire retient, en effet, que c’est l’un des rares pays africains où la France métropolitaine, dans son projet de domination coloniale, a laissé ses plumes. Au prix de leur sang, les Algériens ont pu libérer leur pays du cynique et humiliant joug colonial français, cela après 17 ans de guerre sans répit. Ni les menaces ouvertes de la France, ni ses intimidations les plus subtiles n’ont pu ébranler la sérénité du peuple algérien dans sa marche triomphale pour la conquête de sa dignité. A ce titre, l’Algérie fête une victoire en même tant qu’elle rend un hommage mérité à ses vaillants héros indépendantistes, morts ou vivants. Ce pays, l’on se souvient bien, s’est aussi longtemps positionné comme un fervent défenseur des causes des pays du Sud dans les instances internationales. Il a joué un rôle prépondérant dans la lutte des libérations des peuples d’Afrique. La deuxième raison qui justifie la célébration en pompe de ce cinquantenaire est que l’indépendance algérienne est loin d’être une coquille vide. Ce pays tranche net avec beaucoup d’autres pays africains qui embouchent les trompettes de leur souveraineté alors qu’ils ne peuvent construire le moindre pont sans tendre la sébile. Au fait, contrairement à bien d’autres pays africains, l’Algérie qui a jubilé hier ne vit pas sous perfusion économique car elle ne doit pas un seul kopeck aux institutions de Bretton Woods. Elle n’est pas sous le joug de l’’endettement et de l’assistance économique, qui sont des outils de pression des puissances occidentales. Autant dire que l’Algérie a acquis la vraie indépendance, celle économique, mère de toutes les indépendances. N’en déplaise à ses détracteurs, dans le concert des nations africaines, la voix de ce pays porte. Car en plus d’être une puissance économique, il se positionne comme une puissance militaire africaine. Bref, l’Algérie a osé couper le cordon ombilical avec la France depuis le 5 juillet 1962. Elle a osé risquer mais la plaie de cette coupure ombilicale s’est plus ou moins cicatrisée au fil du temps. Résultat : le pays n’entretient aucun rapport de vassalité avec un pays occidental, fût-il son ex-colonisateur. Cela dit, l’Algérie d’aujourd’hui a des défis qui sont de deux ordres : élargir les espaces de libertés démocratiques et redistribuer équitablement les richesses de la manne pétrolière qui semblent détenues dans les griffes acérées d’une oligarchie militaro-civile au pouvoir depuis l’indépendance.

 

Boulkindi Couldiati, CINQUANTENAIRE DE L’ALGERIE: Une indépendance méritée

 

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