SENEGAL: Le syndrome de la présidence à vie!!!

La situation politique actuelle au Sénégal interpelle tous les démocrates. Un vieillard qui s’agrippe comme un singe au pouvoir après plus d’une décennie à la magistrature suprême, c’est écœurant et moralement indigne.

Inspiré dira-t-il par l’exemple Burkinabè (où la constitution a subit des retouches sur la limitation du mandat présidentiel), Wade est partant pour un troisième mandat (septennat) et n’exclut pas de se représenter en 2019 ! Le Sénégal est le phare de la démocratie ouest africaine. Un des rares pays francophones à n’avoir pas connu après l’indépendance, la valse de militaires présidents ou le monolithisme politique dictatorial. Avant même la fin des années 90 qui marquèrent le printemps du multipartisme en Afrique, Senghor inaugurait en 1980, le bal des départs volontaires du pouvoir ! Il est triste de voir qu’après 50 ans d’indépendance, Le pouvoir présidentiel s’érige en principale entrave à l’ancrage démocratique. Les acquis irréversibles de la constitution ne doivent pas voler en éclat. Dans la bataille pour donner un carton rouge à Wade, il faut saluer la forte implication de la société civile, un facteur intéressant, pour l’émergence d’une culture démocratique tropicale. Le Sénégal a aussi l’image d’un pays qui organise des élections sans contestestation et où le choix des électeurs n’est pas confisqué. Devant la boulimie du pouvoir de plusieurs dirigeants, et face au désenchantement des peuples épris de paix et de démocratie, réfléchissons à instaurer : Un mandat présidentiel unique de 8 ans. « On n’organise pas les élections pour les perdre ». L’’expérience nous a montré qu’un président élu est toujours en campagne pour sa réélection en utilisant forces publiques, ressources financières et logistiques de l’Etat, instrumentalisation des institutions… L’élection des membres du conseil constitutionnel par leurs pairs. Ces juges sont les boucliers de la dérive autocratique et de leur décision dépendra notre stabilité.  La supervision et la certification internationale des élections présidentielles Africaines par l’ONU et l’UA.

 

L’exemple ivoirien est symptomatique de cette situation, sans l’appui de la communauté internationale, Gbagbo enviant ADO ne serait pas ivre d’alcool et de joie dans sa prison de la Haye après la défaite des éléphants face à la Zambie.  La création d’un Senat africain des anciens Chefs d’Etat. Une institution honorifique supranationale pour recueillir les conseils avisés de nos présidents après leurs bons et loyaux services à la tête de nos fragiles Etats. L’interdiction de dynasties républicaines. Après, 30 ans de règne sans partage au Togo, le Général Eyadema a légué le pouvoir à son fils Faure. 4o ans de règne de fer, d’Omar Bongo au Gabon ont tissé la toile du fauteuil à son rejeton Ali. A coté, Kabila Jr est sur les traces de son père, démocrate de canon, sa victoire contre Tishechedi n’est pas catholique. Si seulement, la démocratie africaine suivait le rythme et l’ampleur de la diffusion du cellulaire, on rattraperait tous les pays du G7. En 1995, l’Afrique subsaharienne comptait 600 000 téléphones mobiles. Quinze ans plus tard, ce chiffre est passé à 300 millions.

 

Le président sortant du Sénégal, 86 ans ”plus la TVA” comme disent ses détracteurs, ne veut rien voir, rien entendre et dire tout à tous qu’il est bien le patriarche candidat à sa propre succession pour un troisième mandat après 12 ans de pouvoir. Papy Wade qui connait les aléas de l’opposition en Afrique et les délices du trône, fait la nique aux politiques, société civile, rappeurs de la Teranga sans oublier le YOU national malaxé dans la farine du Mbalax ! Le conseil constitutionnel a tranché le 28 janvier 2012.Wade qualifie la révolte ”de brise” et réprime la colère des jeunes en lançant une campagne de 40 milliards de francs Cfa après un bilan couronné de délestages avec en cerise un monument de la renaissance africaine offert par le defunt nord coréen, KIM Jung Il ! Né au crépuscule du XIX siècle (1926 !!!), ancien pensionnaire de william ponty, arrivé au pouvoir à l’aube du 21 siècle (avril 2000) ; Gorgui n’a en cure de toutes les manifs et sera réélu président au premier tour du scrutin du 26 février 2012 par la magie de son logiciel de 5 milliards de francs Cfa acquis pour la commission électorale. Le pape du Sopi ne fera de ses opposants, de grosses cylindrées qui s’entendent sur tout sauf l’essentiel qu’une bouffée de Tchep djen (le riz gras local).Les rassemblements du Mouvement du 23 juin(M23), tournent en spectacle des arts de la rue ! Mathématicien, économiste, juriste ; professeur, écrivain…Wade est une tête bien pleine mais mal faite. Caricature de la démocratie sénégalaise, Wade est sur la passerelle de la poubelle de l’Histoire. Le drame de cette farce est que le père croit au fils Karim, ministre d’État chargé de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures pour lui succéder. Pour cela, le président Wade a promu ‘’plus de généraux pendant sept ans qu’Abdou Diouf et Senghor pendant 40 ans’’. Le visage ridé et brulé par une centaine d’harmattan, le crane dégarni comme un œuf, Wade restera une tête de mule qui ne vit pas sur cette planète ! Barrak Obama a souhaité pour les démocraties africaines des institutions fortes, elles existent en Afrique mais elles manquent plutôt d’hommes forts que dis-je de pagnes de poigne à l’image de la brave dame du Niger qui a renvoyé Tandja paitre ! Quelle leçon de sagesse, Maitre Wade I.M

 

Ibrahima MAIGA: Le syndrome de la présidence à vie!!!

 

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