MAURITANIE: Aqmi menace d’éxécuter Mokhtar dans 20 jours

Kassataya (11/02/2012).  Par le biais d’un communiqué parvenu à l’Agence de presse ANI, version arabe, Aqmi a menacé d’éxécuter Ely ould Mokhtar dans 20 jours.

Les ravisseurs accusent le pouvoir mauritanien de n’avoir rien fait pour accélérer la libération de l’otage et ce, malgré ” la proposition des moudjahidins concernant sa libération”.

Ely ould Mokhtar est le premier otage “officiel” mauritanien.  Gendarme en poste à la gendarmerie d’Adel Begrou, il a été enlevé par un groupe terroriste se revendiquant d’Aqmi, le 20 décembre 2011 et est, depuis, aux mains d’Aqmi.

Le 13 Janvier, un communiqué d’Aqmi revendiquait l’enlèvement d’Ely ould Mokhtar et demandait, entre autre, un échange de prisonnier, enjoignant aux autorités mauritaniennes d’agir comme elles l’avaient fait lors des négociations qui avaient suivi l’enlèvement des 2 humanitaires espagnols sur la route entre Nouakchott et Nouadhibou. Ces négociations et la libération des 2 espagnols avaient abouti à l’extradition d’Omar el Sahraoui vers le Mali.

Depuis l’enlèvement du gendarme c’est le silence du côté des autorités. La famille de l’otage a multiplié les manifestations de soutien à l’otage, soutenue par une opinion publique choquée qui découvrait “son premier otage national”.

«Les moudjahidines ont décidé de donner un ultimatum de 20 jours, à compter du présent communiqué. Si le régime ne prend pas  au sérieux cette initiative, il décide ainsi l’exécution du gendarme dont Ould Abdel Aziz seul portera la responsabilité de mort».

Le pouvoir politique et, en particulier, le Président de la République, Mohamed ould Abdel aziz, est  désigné comme “responsable” du sort d’Ely ould Mokhtar, accusé de ne pas “prendre au sérieux”les menaces d’Aqmi.

C’est dans un contexte régional et sous régional tendu qu’intervient cette annonce des ravisseurs : à l’Est, rebellion touareg du MNLA au Mali, troubles à la veille des élections présidentielles au Sénégal au Sud, la question du Front Polisario au Nord. Sur le plan de vue interne, la situation sociale, aggravée par une crise économique et une sécheresse, est de plus en plus fragilisée.

Depuis la chute du régime de Kadhaffi, nombre de spéculations et d’avertissements ont été lancés sur la dissémination des armes libyennes et leur probable destination vers les groupes terroristes armés affiliés à la mouvance d’Al Qaida, groupes opérant dans la bande sahélo sahélienne.

Les émirs d’Aqmi retiennent, aussi, en otage des français qui travaillaient pour le groupe Areva au Niger.

L’ultimatum de ces dernières heures intervient, d’ailleurs,  lors de la visite à Nouakchott du Ministre français chargé  de la Coopération, Henri de Raincourt, en mission en Mauritanie, au Mali et au Niger afin de trouver une solution au conflit qui oppose le pouvoir central de Bamako aux rebelles de l’Azawad. Avec, en arrière plan, le sort des otages français retenus dans la région.

 

Mariem mint DERWICH, Ely ould Mokhtar : AQMI donne 20 jours au gouvernement avant d’exécuter le gendarme otage

 

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