CAMEROUN: Manque d’infrastructures sportives à Douala

Le basket-ball, le volley-ball, les sports nautiques, les sports de combats et bien d’autres disciplines sportives, ne disposent pas d’infrastructures permettant leurs pratiques dans la capitale économique.

Les compétitions desdites disciplines se déroulent dans les établissements scolaires ou universitaires, dans les enceintes des entreprises et dans des espaces privés, généralement moyennant un paiement. Seuls le football, le handball, la boxe et la natation depuis la rénovation de la piscine semi olympique de la cité-sic, se pratiquent dans les enceintes appartenant à l’Etat.

Ces infrastructures, restent cependant vétustes. Et le Programme national de développement des infrastructures sportives (Pndis) qui devait déboucher sur la livraison du gymnase multisports de Douala en octobre 2011, n’a pas encore porté ses fruits. Puisque les travaux prennent du retard à l’esplanade du stade de la Réunification de Bépanda à Douala.

Le football, le handball, la natation et la boxe, sont les seuls sports, qui possèdent des arènes sportives où peuvent évoluer les pratiquants de ces sports dans la capitale économique. Alors que pour la pratique du basket, du volley-ball, des sports nautiques, des sports de combats et autres, il n’y a pas d’infrastructures appartenant à l’Etat et destinées à la pratique de ces sports. Les responsables desdites fédérations sont réduits à quémander ou à louer les stades des établissements scolaires et universitaires de la ville de Douala.

Le 17 décembre dernier, lors du deuxième regroupement national de volley-ball, alors que l’école publique d’Akwa, qui abrite généralement les matchs de volley-ball, était occupée, la Fédération camerounaise de volley-ball (Fécavolley) a dû se réfugier à l’université de Douala et à l’école publique de Deïdo, pour organiser les matchs de la 1ère journée du deuxième regroupement de volley-ball. «Puisque l’école publique d’Akwa qui est notre stade habituel, est occupée par une manifestation de la Cnps le samedi 17 décembre, nous jouerons à l’université de Douala, même si ça coûte un peu cher de ce côté-là, nous jouerons aussi à l’école publique de Deïdo», explique le vice président de la Fécavolley , Bello Bourdane. Ce dernier avoue que la Fécavolley acquiert le terrain de l’école publique d’Akwa en déboursant «une somme symbolique», contrairement au terrain de volley-ball de l’université de Douala, dont l’acquisition «coûte plus cher», toujours selon Bello Bourdane.

Le volley-ball ne dispose donc pas d’arène sportive qui n’appartienne pas à un établissement scolaire ou universitaire à Douala. Idem pour le basket-ball. Depuis plusieurs décennies cette discipline sportive loue le gymnase du collège de La Salle et depuis peu celui de l’école américaine à Douala. Les gymnases du lycée Joss, du collège Libermann et du lycée polyvalent de Bonabéri, ont également abrité les matchs de basket-ball dans la capitale économique dans le passé. Mais les matchs du championnat régional de basket-ball et ceux du championnat national, se joue uniquement au collège de la salle qui est plus accessible financièrement à la Fécabasket que l’école américaine. «Pour l’école américaine, le gymnase est déjà loué tout au long de l’année par des groupements. Il y a par exemple les chinois qui évoluent les dimanches d’autres groupements les vendredis et samedis. En plus la location de cette enceinte coûte très chère. On parle de 15 000 Fcfa l’heure par exemple», explique le secrétaire général de la Ligue régionale de basket-ball du Littoral, Camille Njoh Ekitti.

Les sports nautiques sont également sans domiciles fixes, même si la ville de Douala est située au bord du fleuve Wouri. Puisque c’est le domicile de l’ancien Lion indomptable, Eugène Ekéké, qui donne sur le plan d’eau du fleuve Wouri au quartier Bonassama, où sont donnés les départs et où ont lieu les arrivées des compétitions d’aviron et de canoë-kayak. «Au sujet du plan d’eau du Wouri à Bonassama, la Fédération camerounaise des sports nautiques (Fécasnau) n’a pas un contrat en tant que tel avec Eugène Ekéké. Il nous prête son espace pour organiser les compétitions. Et lorsque c’est le championnat national nous ne payons pas. Cependant lorsqu’il s’agit d’une compétition internationale, Eugène Ekéké nous demande quand même d’entretenir son gazon», explique le secrétaire général de la Fécasnau , Prosper Massing.

Bien qu’elle soit une ville portuaire, la ville de Douala ne dispose pas de lieu aménagé pour la pratique des sports nautiques. Les rameurs (aviron) et pagayeurs (canoë-kayak) s’entraînent sur le fleuve Wouri, dans les conditions qui ne sont pas toujours celles des compétitions internationales. Les sports de combats ne sont guères mieux lotis. Les compétitions de karaté et de judo, se déroulent dans le hall de la gare (Camrail) de Bessengue à Douala ou à l’université de l’eau située au quartier Deïdo. Cette école supérieure privée appartient au président de la Ligue régionale de karaté et disciplines affinitaires (Fécakada) du Littoral, Manfred Mingole. Le gymnase multisports de Douala qui devait accueillir toutes les disciplines sportives sans domiciles fixes et évoquées ci-dessus depuis octobre 2011, n’est toujours pas sorti de terre au quartier Bépanda. Pourtant, lors de la pose de la première pierre de cet édifice en mars dernier, l’ancien ministre des Sports et de l’éducation physique, Michel Zoah, avait indiqué que l’édifice serait livré dans un délai de 6 mois. Ce n’est toujours pas le cas en cette fin d’année 2011. Avec Mutations.

AfricaTimesNews: Cameroun: manque d’infrastructures sportives à Douala

 

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